lapport de saint augustin à lhistoire des idées politiques

Philippe Corcuff : Les grands penseurs de la politique - Trajets critiques en philosophie politique, Armand Colin, 2005. Pratiques sociales, économie et culture matérielle, La querelle des corps. 5Le concept d'augustinisme politique décrit, en partie, le mouvement de christianisation de la politique. Cette communication est la présentation d’une recherche effectuée en DEA à l’EHESS en 2002-2004 sous la direction d’Alain Boureau. La puissance et la gloire. Ces tensions politiques entre la papauté et les puissances séculières, auraient trouvé leur expression dans des formes d’aristotélisme et d’augustinisme, qui sont notamment étudiées à travers l’opposition entre Jean de Paris et Gilles de Rome, auteurs censés cristalliser les caractéristiques de ces deux positions idéologiques. Arquillière, fasciné par le personnage de Grégoire VII, « architecte spirituel de l’Occident médiéval », conçoit ses recherches sur l’augustinisme politique comme un complément explicatif, une tentative de contextualisation intellectuelle23, à ce problème capital : ce mouvement réformateur correspond-t-il à un changement radical ou à l’expression libre d’une tendance déjà présente dans la tradition de l’Église, c'est à dire l' « augustinisme politique » ? qui est en train de faire de la justice sociale son mot d'ordre politique. Ce mémento présente, sous forme de fiches commentées, une sélection de trente six oeuvres majeures considérées comme fondatrices de la pensée politique. Il a également fait œuvre de vulgarisation à travers plusieurs manuels dont il dirigea la rédaction, en collaboration avec l'abbé Charles Jolivet. 48  Henri de Lubac, « Augustinisme politique ? Une édition électronique réalisée à partir du texte de Michel Bergès, Histoire des idées politiques.Éléments de bibliographie. 23Cette étude d'une l'Église considérée comme la gardienne de la civilisation dans les temps obscurs, nous permet d'appréhender le regard de l’Église sur sa propre histoire, tel qu’il a pu se développer à partir de Léon XIII (1878-1903) qui a encouragé les historiens catholiques à renouveler les études sur la papauté et a ouvert les archives du Vatican. «J’ai goûté, et j’ai faim et j’ai soif; tu m’as touché et je me suis enflammé pour ta paix» Objet du cours -histoire (De l'antiquité à la période contemporaine).Lorsqu'on appréhende une idée politique il faut se 40 Pages • 2500 Vues. 33  « Cependant l’idée impériale telle que Charlemagne la conçut et la réalisa, devait avoir d’immenses répercussions. 74  « On ne saurait donc considérer Augustin ni comme ayant défini l'idéal médiéval d'une société civile soumise à la primauté de l'Église, ni comme ayant condamné d'avance une telle conception. Chapitre Introductif I/ L’histoire des idées politiques 1. Chemins transversaux, Historiographies de la pensée politique médiévale - Présentation, licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France, Catalogue des 552 revues. Thompson, E. P. La Formation de la classe ouvrière anglaise La pensée du grand docteur est, d’ailleurs, simplifiée et appauvrie, selon les besoins de la polémique, d’une façon conforme à l’ambiance intellectuelle de l’époque » Ibid., p. 330. Augustin, déchiré par ses conflits internes, est séduit par cette doctrine et y adhère pendant 9 ans. où il a influencé et dirigé de nombreux historiens dont les travaux centrés sur l'augustinisme politique ont contribué à lui donner une force d'évidence. - E. Meiskins Wood entend construire une nouvelle histoire des idées politiques, qui prenne en compte les contextes économiques et sociaux au sein desquels elles se développent. Il a été directeur d'étude en sciences religieuses à l'E.P.H.E. Pour Bernheim, la justice est celle de l’Évangile, c’est la grâce qui sauve, Dieu justifiant l’homme. Franciscaines, 1942. 39  Jean Leclerq, Jean de Paris et l’ecclésiologie du treizième siècle, Paris, 1942. Il a été élaboré par des penseurs néo-thomistes qui cherchaient à présenter une vision ecclésiologique compatible avec l'affirmation d'États-nations laïcs. Il présente les idées d’un très grand nombre d’auteurs et, pour les plus importants, offre un exposé substantiel de leurs doctrines : Platon, Aristote, Xénophon, les stoïciens, Polybe, Cicéron, Sénèque, Tacite, Dion Chrysostome, saint Paul, saint Augustin, saint Thomas, Jean Gerson, Nicolas de Cues, etc. 79  Voir également son Humanisme intégral. Histoire des idées politiques de l’Antiquité jusqu’au XVIIIe siècle ... les principaux courants de pensée et les oeuvres essentielles qui fournissent les références et les concepts de la réflexion politique à partir de l'Antiquité grecque et jusqu'à la révolution française. § 1) La théorie politique de Saint Augustin A - Le sens de la dualité B - Un comportement chrétien et citoyen ... - D. et A. CABANIS "Introduction à l'histoire des idées politiques" Ed. 72  Wayne J. Hankey, « Dionysus dixit, lex divinatis est ultima per media reducere. 35  « L’augustinisme politique efface donc l’idée de révolution accomplie par Grégoire VII dans le système pontifical et par suite, dans la constitution de l'Église. Il s'agit de procéder à l’autopsie d’un cadavre, pour affirmer qu’il est bien mort, même si ce constat peut être teinté d’une touche de nostalgie pour « un tel idéal […] grandiose jusqu’à la chimère ». Rien de moins. Arquillière, Histoire de l'Église, Paris, 1941, p. 159-160. Le totalitarisme selon Hannah Arendt », dans : , Histoire des idées politiques aux Temps modernes et contemporains.sous la direction de Nemo Philippe. Aurelius Augustinus naît le 13 novembre 354 à Thagaste en Numidie (aujourd’hui Souk Ahras en Algérie). L’augustinisme politique est justifié comme un arsenal théorique au service de la liberté de l’Église. Saint Augustin est, chronologiquement parlant, le premier grand philosophe chrétien de l’histoire. Histoire d'une condamnation (1899-1939), Paris, 2001. Ce regard est alors très influencé par les rapports avec les puissances étatiques au milieu du xixe siècle et au début du xxe siècle, notamment par les débats sur la laïcité, qui en France particulièrement furent très tendus et relancèrent la question gallicaniste. Augustin d'Hippone (latin : Aurelius Augustinus) ou Saint Augustin, né le 13 novembre 354 à Thagaste (l'actuelle Souk Ahras, Algérie), un municipe de la province d'Afrique, et mort le 28 août 430 à Hippone (l'actuelle Annaba, Algérie), est un philosophe et théologien chrétien romain de la classe aisée. Expédié sous 48h. ISO 690: FR: Copier Nemo Philippe, « Chapitre 3. 69  Walter Ullman, The MedievalPapacy, St.Thomas and beyond, Londres, 1959. As a distorsion of Augustine's thought, political augustinism enables the limitation of theocratical ideas to medieval doctrines, which are considered as exceptions explained by historical context. cit., p. 830. +41 24 486 05 04 2, Paris, 1954, p. 991-1001 ; Le plus ancien traité de l'Église, le De regimine christiano de Jacques de Viterbe, Paris, 1926 ; L’origine des théories conciliaristes, Paris, 1911 ; « Origines de la théorie des deux glaives », Studi Gregoriani, t. I, Rome, 1947, p. 501-521 ; « à propos de l’absolution de Canossa », Annuaire de l’École des Hautes Études, 1949-1950 ; « La signification théologique du pontificat de Grégoire VII », Revue de l’université d’Ottawa, 1950. L’Église fut souvent accusée de vouloir toujours gouverner par dessus les États : c’est à ces accusations qu’Arquillière répond en plaçant définitivement l’augustinisme politique dans un passé révolu. L'historiographie dominante est alors très marquée par l'idée selon laquelle la redécouverte d'Aristote, qui a été le moteur de l'œuvre de Thomas d'Aquin, constitue une rupture fondamentale dans l'histoire intellectuelle occidentale. Essai sur sa conception du pouvoir pontifical, Paris, 1934, p. 335. 27Dans son étude, Arquillière prend soin de bien distinguer les différentes formes que peut revêtir le gouvernement divin, qui ne se réduit pas forcément à la théocratie. 11  L'idéologie politique de l'époque de Grégoire IV, qui a obligé l'empereur Louis le Pieux à faire pénitence, a été notamment étudiée par l'abbé Bressoles, élève d’Arquillière dans son ouvrage sur Agobard de Lyon. Sa conception des rapports entre l’Église et l’État est une projection des questions qui se posent à l’Église de son époque, comme on peut le noter dans l’un des manuels scolaires dont il est l’auteur : « Tout cela était possible alors, parce qu’il n’y avait pas de frontières entre l’Église et l’État. Abélard: 136: 4. Arquillière, « Sur la formation de la théocratie pontificale », Mélanges d’histoire du Moyen Âge offerts à M. Ferdinand Lot, op. Mais il faudrait compléter cette analyse historiographique par une étude de la revendication augustiniste et de l'appel à la Cité de Dieu dans les milieux catholiques conservateurs, traditionalistes et extrémistes de la fin du xixe siècle au milieu du xxe siècle. Il fut un des élèves d’Arquillière. Arquillière, L’augustinisme politique, op. L’augustinisme politique serait la tendance à penser la réalisation de la cité de Dieu, concept mystique, dans un empire théocratique9, institution politique. Les prétentions théocratiques de la papauté sont considérées comme inadéquates à l'époque contemporaine et sont enfermées dans un passé médiéval révolu. Il y a eu une heure grave, où le fléchissement d’un pape pouvait faire prendre à l’Histoire un cours différent. Étudiant Pierre Damien, Manegold25 ou Bernard de Constance26, Arquillière n’a de cesse de critiquer leur usage des écrits de l’évêque d’Hippone27, notamment chez les défenseurs de l’Empire qui retournèrent l’idéologie de la paix contre la papauté28. cit., p. 10. "La mémoire en chantier dans La Cité de Dieu de Saint Augustin : déconstruction de la mémoire païenne et construction d’une mémoire chrétienne", Chantiers politiques (Revue étudiante de l’École normale supérieure et de la Fondation Paris Sciences), n° 12 "La mémoire en chantiers", nov. 2013, p. 114-126 Ce volume propose une histoire raisonnée de la tradition politique occidentale dans l'Antiquité et au Moyen Âge. 65  Voir notamment Yves Marie Congar, Jalons pour une théologie du laïcat, Paris, 1954. Chapitre 1 : Histoire, idées et politique §1 : L'histoire a/ Temps et Histoire Saint Augustin, Les Confessions (401 ap JC), est l'un des pères de l'Eglise, l'un des fondateurs de la dogmatique chrétienne. Arquillière répond à l’historien protestant Bernheim (1850-1942)15 qui fait de la paix16 la finalité de l’ordre, l’élément structurant les concepts centraux de La Cité de Dieu que sont iustitia, obedentia17, libertas ecclesie, tyrannus. 24  H.-X. Répondant directement à ces arguments dans son De potestate regia et papali, le dominicain Jean de Paris soutient Philippe le Bel. 10  « Ce pont nous pensons l’avoir trouvé dans les idées augustiniennes », H.-X. Grâce à l'augustinisme politique, les théories théocratiques prennent place dans la continuité historique de l'Église et dans le moule intellectuel de la patristique dont elles deviennent un simple développement exceptionnel. 42  « La doctrine aujourd’hui dénommée par excellence augustinisme politique s’affirme donc plus que jamais, dans toute sa force organique, à l’instant précis où l’histoire nous montre l’influence de saint Augustin décidément en baisse, vaincue par celle d’Aristote » Henri de Lubac, « Augustinisme politique ? Il s'agit de rejeter sur l'évêque d'Hippone les ambiguïtés et les confusions que les commentateurs modernes ont entrevus chez le « docteur angélique ». Thierry, Augustin Récit des temps des mérovingiens par Laurent Theis dans L’Histoire n° 429. 46  Pierre Mandonnet, Siger de Brabant et l’avérroisme, latin au xiiie siècle, Genève, 1976, p. 67. Héloïse: 146: 5. Paris cedex 14, Presses Universitaires de France, « Quadrige », 2013, p. 1357-1377. Au Moyen Âge, elles avaient presque disparu »52. 11Pour Arquillière, c'est à partir du pontificat de Nicolas Ier que se mettent en place les conceptions théocratiques, appuyées sur une déformation des textes de saint Augustin. cit., p. 23. 47  Nicolas Jung, Un franciscain théologien du pouvoir pontifical au xive : Alvaro Pelayo, évêque et pénitencier de Jean XXII, Paris, 1931, p. 217. cit., p. 45. Voir notamment Alain Boureau, La religion de l'État, Paris, 2006 et Matthew Kempshal, The common good in late medieval political thought, Oxford, 1999. A son arrivée à Milan, il s’éloigne déjà du manichéisme. Johannes Lange, Das Staatensystem Gregors VII auf Grund des augustinischen Begriffs von der libertas ecclesiae, Greifswald, 1915. ), Dictionnaire du monde religieux contemporain, IX, Paris, 1996, p. 15-16. Thierry, Augustin Histoire de la conquête de l’Angleterre par les normands par Yann Potin dans L’Histoire n° 424. Arquillière, « Origines de la théorie des deux glaives », in Giovanni Battista Bonino (ed. Pour lui, Grégoire VII est influencé par ce vague augustinisme, alors que Bernheim estime que la pensée de saint Augustin informe directement les théories papales20. Il envisage l’influence augustinienne non pas « comme le grand évêque aurait voulu qu’elle s’exerça » (sic) mais comme elle s’est manifestée en fait. 20  Il faut également envisager les réflexions de Bernheim par rapport aux débats intellectuels allemands en particulier celui sur le concept de justice qui est fortement discuté alors au S.P.D. Caractères généraux du XIIIe siècle: 185: CHAPITRE V - SAINT THOMAS D'AQUIN ET SON ÉPOQUE: 185: 2. 6  Paolo Brezzi, « L’influenza di S. Agostino sulla storiagrafia e sulle dottrine politiche del Medio Evo », Humanitas, 9, oct.-nov. 1954, p. 988. C'est cette importance accordée à la Tradition77 de l'Église qui pousse Arquillière à parler d'augustinisme alors que Yves Congar78 et le cardinal de Lubac dénient l'existence d'un augustinisme théologique, philosophique ou politique car ils rejettent l’idée qu’une même idée fondamentale ait dominé l'Église pendant des siècles. C'est la grande époque de l’augustinisme politique : « ce n’est plus la pensée originale et nuancée de saint Augustin qui domine : c’est l’augustinisme »24. Saint-Augustin SA 53  Benoît Beyer de Ryke, « L’apport augustinien : Augustin et l’augustinisme politique », Alain Renaut (dir. A partir de ce moment, la vie d’Augustin se confond avec l’activité qu’il exerce comme prêtre puis comme évêque d’Hippone (395). La philosophie politique est une branche de la philosophie qui étudie les questions relatives au pouvoir politique, à l'État, au gouvernement, à la loi, à la politique, à la paix, à la justice et au bien commun entre autres. Arquillière, « Sur la formation de la théocratie pontificale », Mélanges d’histoire du Moyen Âge offerts à M. Ferdinand Lot, op. Les deux pouvoirs apparaissent si intimement unis dans l'Église et par l'Église, que la puissance spirituelle ne pouvait faire un effort d’affranchissement à l’égard de l’emprise séculière sans qu’il parût se traduire par un effort de domination » H.-X. ), Histoire de la philosophie politique, t. II, Paris, 1999, p. 43-86. Cette contre-offensive culturelle, appuyée sur la doctrine néo-thomiste, ce pari catholique sur la raison cherchant à articuler philosophie et théologie et à assurer l’unité des connaissances, se manifeste notamment par l’encyclique Rerum novarum de 1891. 2000, p. 113. D’autres l’ont fait à partir d’une réflexion de philosophie politique ou morale, ou sur la base de leur foi musulmane. Même l’orgueilleux et l’injuste connaissent le désir de paix, très proche du désir de vivre. Que sait-on au juste sur les reliques de Saint Augustin ? Il a consacré sa vie à une réflexion approfondie sur la théologie et la politique, qui ont jeté les bases d'une partie importante de la philosophie médiévale et moderne. Sa validité et sa pertinence heuristique ont pourtant déjà été fortement contestées par les récentes analyses de la pensée politique médiévale. 1Le concept d’augustinisme politique, forgé dans les années 1930 par Henri-Xavier Arquillière1, a eu un grand retentissement dans son époque et une postérité exceptionnelle, restant aujourd'hui, malgré les nouvelles perspectives d'analyse des pensées médiévales, un concept interprétatif souvent utilisé qui informe encore nos manières d'appréhender la théologie politique. Le Moyen Age, « civilisation ecclésiastique », est étudié pour penser les rapports des chrétiens à la société civile60 et tenter de redéfinir le concept de Chrétienté61 par rapport à un État laïc62. L’homme est un être de désir et non de besoins. L'apport des Arabes et des Juifs: 171: 1. Publisud, Coll. 49  Henri de Lubac, « L'autorité de l'Église en matière temporelle », Revue des sciences religieuses, 12, 1932, p. 329-354. Gerard A. Mac Cool, From unity to plurality : the international evolution of thomism, New York, 1989 ; Giuseppe Alberigo, Marie Dominique Chenu, étienne Fouilloux, Jean-Pierre Jossa, Jean Ladrière, Une école de théologie : le Saulchoir, Paris, 1985. La forte influence et la portée de ce dernier devaient entraîner une forte réponse ; l'augustinisme politique serait alors la conséquence logique du thomisme. Elle est considérée comme une des branches de la philosophie pratique à côté de la philosophie du droit et de la philosophie morale. 28Le concept d'augustinisme politique découle donc d'une prise de position interne à l'Église à propos des relations entre le pouvoir spirituel catholique et les puissances temporelles. Manuels 2000. Manuels 2000. 76  « En face de cette déclaration médiévale, répétée sous diverses formes, jusqu’au xive siècle, nous lisons dans l’encyclique Immortale Dei (1885) sous la plume de Léon XIII, lorsqu’il définit le domaine des deux puissances : Utraque potestas, est in genere suo maxima. L’augustinisme politique affirmerait la mission politique du sacerdoce et envisagerait l’État comme garant d’un ordre, tourné vers Dieu, maintenant des valeurs et préservant la vérité de l’amour chrétien comme fin8. 14L’augustinisme politique, considéré comme une idéologie au service de la papauté, trouve un second souffle avec l’introduction des théories politiques d’Aristote dans l’Occident médiéval. La période considérée englobe la confrontation des saint-simoniens avec la « question féminine » dès son début jusqu’aux dernières années du mouvement. Il s'agit ici de mettre en avant les présupposés intellectuels et les implications idéologiques qui sous-tendent ce concept2 : parler d’augustinisme implique une certaine vision de saint Augustin, de l’Église, de l’histoire, de la philosophie ; ce sont autant de paradigmes structurants qu'il convient de préciser. 27  « Humbert, comme les augustinistes du ixe siècle et comme Damien, comme Hildebrand, n’a retenu du maître africain que ces affirmations oratoires et tranchantes », Ibid., p. 318-319. Arquillière expose ses propres conceptions de l’Église76, rejetant fortement la théorie conciliariste, envisagée comme une anomalie contraire à la Tradition. 21Henri-Xavier Arquillière présente l'histoire de l’Église comme structurée, voire déterminée, par son opposition avec les puissances séculières50. PUF. Arquillière, « Observation sur l’augustinisme politique », Mélanges augustiniens, Paris, 1931, p. 225-226. » H.X. An ancyclopedia, Cambridge, 1999, p. 657. Référence(s) : Sylvio Hermann D e F ranceschi, Entre saint Augustin et saint Thomas. Fabrice Flipo : Les grandes idées politiques, Bréal, 2005. Niil n'ignore que cette influence a été énorme, particulièrement au Moyen Age et que ces idées sont passées dans la tradition catholique et ont, bien souvent, servi de fondement aux théologiens pour leurs thèses. « Charlemagne réalise inconsciemment dans les faits l’augustinisme politique, lui donne force et consistance, c, , Rome, 1947, t. I, p. 501-521. La revue Codex est disponible en kiosque ou via ce lien. ISO 690: FR: Copier Nay Olivier, « Chapitre 2. Retour sur un malentendu français, Bilan et perspectives. Saint Augustin, un chercheur de Dieu, ardent défenseur de la foi (Confessions, chap. « J'ai trouvé ici un truc rare à Paris : le voisinage. Le corps humain et le corps social aspirent à la paix, à l’équilibre dans le repos harmonieux de leurs éléments. Les autres pouvoirs ne sont légitimes que dans la mesure où ils sont institués ou approuvés par ce suprême hiérarche » H.-X. Il définit une entreprise de subordination du pouvoir politique au pouvoir religieux au nom de la supériorité de l’âme sur le corps, un effort de moralisation chrétienne des conceptions politiques, fondées sur des notions antiques5. 1  Voir outre les ouvrages cités certains articles de Henri-Xavier Arquillière : « Observation sur l’essence de l’augustinisme politique », Revue de philosophie, juillet-décembre 1930, p. 539-556 ; « Augustinisme politique », in Gabriel Jacquemet (éd. Ajoutez-le à votre liste de souhaits ou abonnez-vous à l'auteur Philippe Nemo - … Cette recherche de la vérité permet à l’homme d’entrer dans les profondeurs de l’être, animée par l’ascension vers Dieu. Le terme d'augustinisme politique sert à les condamner. ), Tommaso d’Aquino : proposte nuove di letture. à la mémoire de Joseph Lecler, Recherches de science religieuse, 78, 1, 1990. Dans ce dossier exceptionnel de L’Histoire les éclairages et témoignages des plus grands spécialistes. 64  Yves Marie Congar, Le concile de Vatican II, Paris, 1984. cit., p. 111, 13  H-X. Brèves remarques initiales concernant les références à des ouvrages multiples, qui, à la fois, accompagnent l’enseignement impliqué d’initiation et de découverte d’un savoir particulier, l’histoire des idées politiques, mais qui ont aussi une portée plus large de culture générale, ouverte à tous. 18  Gottfried Herzfeld, Papst Gregors VII Bergriff der bösen Obrigkt in Sinne der Anschauungen Augustinus, Greifswald, 1914. 75  « Car le gouvernement divin peut s’exercer de multiples façons. » H.-X. La notion d'augustinisme politique a été proposée par Henri-Xavier Arquillière [1] en 1934 dans L'Augustinisme politique, essai sur la formation des théories politiques au Moyen Âge [2].Il s'agissait pour l'auteur de ce concept de circonscrire sous ce terme des interprétations médiévales de l'œuvre de saint Augustin qui auraient déformé sa pensée.

Hotel Fréjus St Raphaël, Eps Cycle 3 Sans Contact, Hôtel De Luxe, Bergame - Psg, Disposent Des Pierres Mots Fléchés, Frais D'inscription Université Bordeaux Montaigne, Histoire De L'oeil Epub,