Trouble neurocognitif léger ou maladie d’Alzheimer ?
Distinguer un trouble neurocognitif léger de la maladie d’Alzheimer : un enjeu clé du diagnostic précoce
Lors du Congrès National Alzheimer 2025, le Pr Nicolas Villain, neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, apporte un éclairage précis sur la distinction entre trouble neurocognitif léger (TNL) et maladie d’Alzheimer. Une différenciation essentielle pour le pronostic, la stratégie de prise en soin et l’accès aux innovations thérapeutiques et à la recherche clinique.
Trouble neurocognitif léger et maladie d’Alzheimer : deux réalités distinctes
Le trouble neurocognitif léger correspond à un syndrome clinique, caractérisé par des performances cognitives inférieures à celles attendues pour l’âge et le niveau d’éducation du patient, sans que cela constitue en soi une maladie spécifique.
À l’inverse, la maladie d’Alzheimer est une entité clinico-biologique bien définie, associant des symptômes cliniques à des anomalies biologiques spécifiques. Distinguer ces deux situations revient donc à différencier un syndrome d’une maladie, une distinction fondamentale en médecine.
Pourquoi cette distinction est-elle essentielle ?
Si un diagnostic étiologique n’est pas toujours indispensable en pratique clinique, il prend ici toute son importance.
Le pronostic des patients atteints de maladie d’Alzheimer est globalement plus défavorable que celui des patients présentant un trouble neurocognitif léger.
Cette distinction permet également :
-
d’adapter plus précocement la prise en charge,
-
d’optimiser le suivi et la prévention des complications,
-
de mieux informer les patients et leurs proches,
-
et de faciliter l’inclusion dans les essais cliniques, aujourd’hui centraux dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer.
Comment établir le diagnostic en pratique clinique ?
En 2025, le diagnostic repose sur une approche clinico-biologique intégrée.
Il s’agit d’abord d’identifier et de phénotyper le trouble neurocognitif : atteinte amnésique, langagière, neurovisuelle, ou autre profil cognitif.
Cette analyse clinique est ensuite associée à l’interprétation de biomarqueurs spécifiques, notamment :
-
les biomarqueurs du liquide cérébrospinal,
-
la TEP amyloïde.
La combinaison de ces données permet d’aboutir à un diagnostic de maladie d’Alzheimer biologiquement confirmé, étape clé pour une prise en charge adaptée et anticipée.
Accéder au replay de la session
Le replay de la session « Diagnostic précoce, prévention de la maladie d’Alzheimer, de sa progression et de ses complications » est disponible pour les participants au Congrès National Alzheimer 2025 ainsi que pour les inscrits ayant opté pour l’offre de streaming.
À voir aussi
Prévenir les complications de la maladie d’Alzheimer
Complications de la maladie Alzheimer : peut-on les prévenir ?
Comprendre la génétique de la maladie d’Alzheimer
Pr David Wallon explique la place de la génétique dans #Alzheimer : mutations causales…
Ouverture du Congrès 2025
Le Congrès National Alzheimer 2025 a officiellement ouvert ses portes ce matin, avec…